
On a le choix
Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Prérogatives de la fonction
En entrevue, Kelly Burke a vulgarisé son rôle en ces termes : « J’ai les pouvoirs qui me permettent d’assurer une conformité au respect des droits qui sont intégrés à la loi. Ce cadre fait en sorte qu’on protège les langues officielles des citoyens et citoyennes, partout au Canada, en régions désignées et beaucoup à la fonction publique fédérale pour assurer que le bilinguisme règne partout au sein du gouvernement. »
Avec la promotion du français et du bilinguisme, la commissaire veille également au renforcement de la vitalité de nos communautés de langues officielles en situation minoritaire.
Parcours personnel
« Le vécu m’a beaucoup influencée dans mes décisions de carrière. À Cornwall, une ville très bilingue. […] D’abord chez moi. […] Un objectif primaire pour mes parents était de s’assurer que j’aie une éducation qui me permettrait de vivre et de m’épanouir dans les deux langues officielles du pays. J’ai fréquenté des écoles de langue française de la maternelle jusqu’à la treizième année à l’époque pour poursuivre mes études en français. »
La Franco-ontarienne a ensuite étudié à l’Université Queens en éducation.
« Comme enseignante dans les écoles qui offraient des programmes d’immersion française partout dans la province, j’ai pu bien saisir sur le terrain l’impact de l’éducation dès un jeune âge sur l’évolution des carrières et des vies des jeunes enfants. »
Également titulaire d’un baccalauréat et d’une maitrise en droit, la juriste a entre autres été commissaire des services en français de l’Ontario. Sa formation et son expérience lui confèrent une connaissance des droits linguistiques au niveau fédéral et provincial.
Surveillance, mais aussi responsabilisation
« Il faut être très vigilante dans ce rôle. », souligne Kelly Burke. « J’ai un personnel au commissariat des langues officielles qui m’appuie. On fait l’analyse des plaintes pour établir si oui ou non il y a conformité à la loi, mais aussi, voir comment on peut accompagner les institutions fédérales vers des solutions durables aux questions soulevées par les plaintes. »
La sensibilisation est par ailleurs inscrite dans la législation. « Sensibiliser l’appareil gouvernemental, mais aussi, les citoyens et citoyennes du pays quant aux droits linguistiques et le devoir de les protéger. Le français en particulier exige notre attention. La loi prévoit que la commissaire veille au maintien du français partout au pays, y compris au Québec. »
Dans cette optique, la commissaire Burke a dit apprécier l’occasion de partager son cheminement de carrière et son rôle avec notre rédaction. Elle espère pouvoir continuer le dialogue. Rappelons ici la fonction essentielle des médias de proximité dans les communautés de langues officielles en situation minoritaire.
