
On a le choix
Delphine Petitjean
IJL-Réseau.Presse-On a le choix
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.

On a le choix
Raphaël Machiels
Directeur Technique et Caméraman - Monteur
Raphaël est diplômé en Techniques Cinématographiques et en Développement Web. En Belgique, il a travaillé pour la télévision nationale, ainsi que pour les télévisions locales en tant que caméraman - monteur. Il a aussi oeuvré sur des captations de concerts et d'évènements sportifs. Au Canada, il a travaillé dans le Web avant de co-fonder On a le choix Média.

Photo : Raphaël Machiels - On a le choix
L’Alliance des maires frontaliers
Si le fédéral a imposé, au début du mois, une surtaxe sur 30 milliards de dollars de biens américains, la position de la municipalité de Cornwall se veut plus diplomate. « Avec l’Alliance des maires frontaliers, nous travaillons ensemble. Nous continuons à engager la conversation avec les autres maires, les États-Unis, la Chambre de commerce et les autres élus qui croient la même chose que nous : les tarifs sont un enjeu pour l’économie des deux pays. », explique Justin Towndale, le maire de Cornwall.Commerce interprovincial
« Nous avons besoin d’une réduction de la bureaucratie autour du commerce interprovincial. Je pense que ce serait très bon pour le pays d’être capable de vendre des produits entre provinces et d’ouvrir ces réseaux. », estime Ross Butterworth, Coordinateur de projet à la Chambre de commerce de Cornwall et la région.

Photo : Raphaël Machiels - On a le choix
Il y a des barrières pour l’approvisionnement, ici au Canada, puis on demande au gouvernement fédéral et provincial d’enlever ces barrières-là, c’est plus facile de travailler avec les autres provinces et les autres villes.
Justin Towndale - Maire de la Ville de Cornwall
Réactions locales
Ross Butterworth indique qu’en janvier, les membres de la Chambre de commerce de Cornwall ne croyaient pas que Trump mettrait ses menaces à exécution et ne s’étaient pas préparés. Aujourd’hui, certaines petites et moyennes entreprises locales envisagent des changements dans leurs opérations.
À peu près 20 % des personnes ont commencé à chercher de nouveaux marchés, des fournisseurs canadiens. Certains vont retarder des expansions capitales, déménagement ou croissance, ils ont mis leurs projets sur pause. Mais à ma connaissance, les pertes d’emplois n'ont pas encore eu lieu.
Ross Butterworth - Chambre de commerce de Cornwall et la région

Photo : Raphaël Machiels - On a le choix
Doreen Ashton Wagner est la fondatrice et directrice générale de Consœurs en affaires, un réseau de femmes entrepreneures en milieu rural qui regroupe des membres réparties dans Cornwall, Stormont Dundas Glengary et Prescott Russel.
« C’est plus une appréhension que des choses concrètes. C’est sûr que n’importe qui qui est en commerce de détail, restauration, hébergement a vu des coûts plus élevés et ça rentre en ligne de compte, mais on n’a pas vraiment eu d’écho de personnes qui étaient touchées directement et de façon significative, à moins qu’on exporte vers les États-Unis. On en a quelques-unes et pour elles, c’est vraiment très dévastateur. »
Doreen Ashton Wagner précise que la plupart de ces femmes, actives principalement dans le service aux individus et aux entreprises, le commerce de détail ou les soins aux personnes, sont des auto-entrepreneures et qu’elles n’ont pas d’employé.
« Elles peuvent être dans le même secteur d’activité, mais ne compétitionnent pas, c’est ce qu’on avait constaté pendant la pandémie et je pense que ça va se reproduire avec les tarifs douaniers. Le positif, on le voit déjà, les gens se serrent les coudes, veulent acheter local. Je pense que notre production alimentaire va vraiment pouvoir devenir plus résiliente. Il ne faut pas qu’on dépende des États-Unis pour pouvoir manger. Il va aussi y avoir un questionnement sur les chaines de production, se demander si on peut trouver le produit localement, pas juste côté alimentaire, même si on paye quelques dollars de plus. »
« Je pense que ce qui est très positif, c’est l’unité. C’est un moment pour créer un pays plus fort. », confirme Ross Butterworth.