Cornwall en Ontario : la ville de notre choix

C’était important pour nous de consacrer quelques mots au premier endroit au monde que nous pouvons appeler notre maison. En bons Européens qui s’expatrient au Canada, nous nous étions d’abord dirigés vers le Québec. Nous étions loin d’imaginer où nous posions les pieds. Dès la deuxième année, nous envisagions de changer de province. Les événements nous ont donné la chance de repartir à l’aventure. Nous avons fini par découvrir Cornwall, en Ontario : la ville de notre choix.
Entrée parc Lamoureux

Cornwall en Ontario: comment avons-nous choisi de nous y installer ?

Les immigrant.e.s ont souvent le réflexe de se diriger vers les grands centres urbains. C’est un peu moins fréquent d’aller vivre dans une petite communauté inconnue, ou presque. Alors, comment avons-nous choisi de nous installer à Cornwall, en Ontario ?

Un peu par hasard. Je me souviens de la première fois où j’ai vu ce nom sur une carte. Je trouvais qu’il sonnait bien, mais je l’ai repéré surtout pour son côté pratique. Nous cherchions une étape entre Québec et Toronto et c’était un endroit stratégique pour réserver une chambre d’hôtel. Nous avons finalement décidé de faire le trajet d’une traite. J’ai annulé la nuit : premier rendez-vous manqué…

En 2020, est arrivé tu sais quoi et vu qu’à quelque chose malheur est bon, nous avons pu travailler à distance. Nous nous sommes rendu compte que plus rien ne nous empêchait de changer de province.

J’ai d’abord pensé que nous pourrions nous établir à Ottawa, mais le prix de l’immobilier y est juste fou. C’est là que je me suis souvenue de la petite ville sur la carte. Nous avons donc commencé à explorer Cornwall et sa région.

Lors d’un premier voyage, nous avons communiqué avec différent.e.s intervenant.e.s qui s’occupent d’aider les arrivant.e.s dans leur installation. Ces contacts, au départ professionnels, sont devenus personnels et nous nous sommes rapidement fait des ami.e.s.

Ce que nous avons d’abord apprécié à Cornwall en Ontario, ce sont ses habitant.e.s. Les gens aiment leur région et ils se montrent ouverts d’esprit et accueillants. Parfois, le hasard fait très bien les choses.

Vivre à Cornwall, c’est opter pour le bilinguisme

Quand on prend la décision de s’expatrier au Québec, on ne sait pas toujours que d’autres communautés parlent français dans le reste du Canada. Pourtant, la population d’ici compte 30 % de Franco-ontarien.n.e.s.

Nos enfants ont d’abord été scolarisés dans leur langue maternelle, ce qui facilite la transition. Ils ont fréquenté un établissement public au primaire. Contrairement au Québec, où ils étaient rattachés d’office à l’école de quartier, à Cornwall, on a le choix et on aime ça !

La ville est desservie par des conseils scolaires anglophones et francophones. Certaines institutions anglaises offrent aussi un programme d’immersion avec une partie de leurs cours en français. Nous y avons inscrit notre fils pour le secondaire.

Pourquoi étudier entièrement en français ? Même si j’ai douté plus d’une fois, des francophones nous l’ont recommandé pour atteindre le vrai bilinguisme. Ici, on dit que la langue de Shakespeare s’attrape comme une grippe. Celle de Molière est moins contagieuse ! Certain.e.s préfèrent donc continuer à la pratiquer au quotidien pour ne pas la perdre.

Quoi qu’il en soit, les enfants semblent très heureux dans leur école respective et c’est le plus important. La plupart de leurs camarades sont issu.e.s de familles anglaises. Pour l’instant, le franglais s’installe dans les jeux. Notre fille déclare la résistance, elle prétend qu’elle ne comprend rien. Moi, je l’entends répondre à ses ami.e.s qui papotent en anglais et je ris dans ma barbe (c’est une expression, je ne suis pas une femme à barbe).

Quand elle ne veut plus écouter son frère, elle lui réplique aussi : « Good for you ». Je ne dis rien, je ris sous cape (c’est encore une façon de parler, je ne porte que des vestes et de gros manteaux en hiver. Bon… Je sais, je suis extrêmement drôle😏)

Cornwall est-elle une belle ville ?

La réponse est subjective, mais pour nous, c’est un grand oui ! Cornwall en Ontario est une municipalité d’environ quarante-sept mille habitants qui présente déjà un fameux avantage : sa position géographique. Cette partie de l’Ontario partage une frontière avec les États-Unis. On roule quatre kilomètres et on passe de l’autre côté, dans l’État de New York. En plus, nous sommes à une heure trente du centre de Montréal et à une heure d’Ottawa.

De quoi organiser des road trip ou planifier une sortie pour la journée. Mais pas besoin d’aller si loin puisque profiter des alentours vaut autant la peine. Le fleuve Saint-Laurent borde la ville. À part les (satanés !) moustiques en été, c’est un gage de douceur de vivre. Les promenades dans le parc Lamoureux sont des moments merveilleux. Sans compter, plus généralement, la région des Mille Îles où la nature est somptueuse.

Côté faune, dans notre jardin, on peut voir (et entendre) : toutes sortes d’oiseaux, des lapins, des écureuils et des ratons laveurs. Il paraît que la vedette du quartier est un renard, je n’ai pas encore eu l’occasion de le rencontrer. Même si certaines bêbêtes sont un peu envahissantes et provoquent des dégâts, le spectacle est garanti !

Cornwall en Ontario : petite, mais animée

Je trouve aussi Cornwall plutôt animée. Il y a toujours des évènements et des concerts. C’est paisible et on ne s’ennuie pas à la fois. Pour ceux et celles qui ont faim, la ville compte des restaurants succulents qui servent un menu canadien ou plus varié. Des immigrant.e.s proposent des mets de leur pays d’origine. Pour nous, c’est beaucoup moins aseptisé que Québec.

Quelques bouts de quartiers sont un peu désaffectés, mais ils se mélangent avec une belle architecture anglo-saxonne. Au moins, cet endroit a une âme ! Et enfin, nous adorons la bibliothèque ! Elle est vaste, fournie et offre de nombreuses d’activités (club de lecture, atelier cuisine, jeux d’échecs).

Bien sûr, vivre à Cornwall ne conviendrait pas à tout le monde. Certain.e.s préfèreraient habiter plus près de l’animation des grands centres, mais ce n’est pas notre cas. Finalement, on ne va pas se le cacher, c’est parce que nous avons conservé notre travail au Québec que nous avons pu emménager ici. Les perspectives professionnelles ne sont peut-être optimales pour les emplois qualifiés et il vaut mieux être bilingue.

Cornwall en Ontario, c’est un style de vie particulier, le nôtre. Cette petite ville à l’Est de la province est devenue notre coin de Paradis. Nous espérons qu’il sera préservé de l’affluence encore longtemps. Alors, chut…on s’arrête là, nous t’en avons déjà trop dit. C’était le secret bien gardé de cette immigration que nous sommes heureux d’avoir découvert.

Merci Cornwall, car depuis qu’on t’a choisie, nous avons le sentiment d’être enfin arrivés à destination.✨

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2 réflexions sur “Cornwall en Ontario : la ville de notre choix”

  1. Bonjour,

    Merci pour votre retour d’expérience, j’ai adoré.
    Mon épouse et moi avons le projet de venir nous installer à CORNWALL dans 1 an au max. Nous serons 3 avec notre bébé de quelques mois.
    Nous venons de France et nous habitons depuis 8 ans une ville de 13 000 habitants où la nature est prédominante et nous souhaitons conserver ce rythme de vie.
    Pouvez-vous prendre contact avec nous pour échanger un peu sur la qualité de vie (santé, scolarité, sécurité, coût de la vie) à CORNWALL?
    Je vous laisse mon adresse mail.
    Merci d’avance et peut-être à bientôt à CORNWALL.

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