
On a le choix
Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Les options sur la table
Lors de la discussion entamée au conseil municipal le 10 novembre dernier, l’administration a proposé trois scénarios aux élus, soit : maintenir les charges de développement actuelles; appliquer une réduction de 5000 dollars par unités; ou opter pour des approches et incitatifs alternatifs.
Le directeur général adjoint, Matthew Stephenson, a précisé en introduction que la démarche s’inscrivait entre autres dans les mesures prises par la province. En effet, l’Ontario vise à accélérer la construction, notamment en facturant les frais aux promoteurs au moment de l’occupation des logements plutôt que dès la phase de développement. Une réponse à l’augmentation des coûts, en particulier des matériaux qui retardent les projets.
Une promesse
Plusieurs conseillers ont d’abord manifesté leur opposition à l’idée d’une réduction des frais. « Ces montants sont là pour aider avec les coûts significatifs du développement : la route, la voie maritime, les trottoirs, les autobus, les services d’incendie, etc. », a fait valoir le conseiller Fred Ngoundjo.
Il a ensuite voulu déposer une motion.
Au moins, si on retire ces charges aux promoteurs, j’aimerais qu’ils promettent de construire dans notre communauté les bâtiments dont on a besoin à Cornwall.
Fred Ngoundjo
Le maire a alors précisé que le conseiller pouvait faire une déclaration, mais pas exiger ce type de contraintes des développeurs.
« On n’impose pas le type de maison à construire, on se demande si cette réduction de taxes va aider à augmenter le nombre de permis de bâtir, qui est faible actuellement. » a renchéri Matthew Stephenson.
Conséquence pour les contribuables
Le conseiller Ngoundjo s’est par ailleurs inquiété des conséquences potentielles pour les contribuables.
« Est-ce que ça va augmenter les taxes ? », a-t-il demandé à l’administration.
« S’il y a 50 maisons construites l’année prochaine et qu’on applique la réduction de 5000 dollars, oui. », a répondu Matthew Stephenson.
Le conseiller Dean Hollingsworth a requis de déférer la décision pour laisser le temps de récolter de l’information sur le montant des frais appliqués aux promoteurs dans des villes ontariennes de taille similaire.
Des projets adaptés
La conseillère Carilyne Hébert a alors souligné qu’avant d’explorer une quelconque réduction, il fallait s’assurer que les permis de bâtir accordés répondent mieux au type d’habitations en besoin dans la région. Elle a fait valoir que les projets récemment envisagés étaient des maisons unifamiliales ou jumelées, alors que la population, y compris les familles, pouvait davantage s’offrir des appartements d’une à deux chambres. Elle a demandé si des diminutions ou des incitatifs pouvaient être prévus pour la construction d’édifices multiniveau.
Les conseillers Elaine MacDonald et Claude McIntosh se sont montrés en faveur de la réduction de frais de 5000 dollars afin de ne pas stopper le développement.
Le conseil a finalement résolu de déférer la décision alors que Matthew Stephenson a précisé que tant le type de logements privilégiés que le montant de la réduction pourraient être discutés plus avant.
