
On a le choix
Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Profils professionnels
Lors de la rencontre du 2 juin dernier, les discussions ont débuté avec un questionnement sur les profils à engager. « Est-ce que nous voulons recruter des infirmières parce qu’elles font beaucoup de ce que les médecins généralistes font ? Est-ce que ce serait plus économique ? Devrons-nous changer nos façons de faire ou rester concentrés sur les médecins ? » a questionné le conseiller Dean Hollingsworth.
« Les infirmières praticiennes, c’est une nouvelle option qui s’ouvre parce qu’elles commencent à se spécialiser dans une variété de soins et à sensibiliser la province. Elles font du lobbying pour avoir leur propre code de facturation, ça va les autoriser à s’installer comme indépendantes. Elles seraient donc une réponse. Est-ce que les gens vont vouloir que leur santé soit remise entre leurs mains complètement ? », a fait valoir le conseiller Denis Sabourin.
Recrutement international
« L’autre aspect c’est quand on regarde ce qui se passe aux États-Unis, pour les docteurs qui cherchent à venir au Canada. On pourrait capitaliser là-dessus pour essayer de les faire venir à Cornwall. On entend des nombres comme 13 000 à 15 000 médecins qui veulent s’expartier. », a poursuivi Denis Sabourin.
Le maire a alors évoqué la possibilité d’offrir un plan de relocalisation aux spécialistes intéressés par une installation dans la région.
Kathleen Rendek, chargée de projet pour le service de développement économique de la Ville a précisé qu’un évènement provincial s’était tenu en ce sens en mars dernier. Coordonné par l’équipe de santé de l’Ontario, le but était d’évaluer la faisabilité et les meilleures méthodes pour le recrutement de professionnels de la santé venus du Québec. Nous pourrions voir ce qu’ils proposent et évaluer les besoins des gens qui doivent se relocaliser au niveau de langue aussi. », a-t-elle suggéré.
Infrastructure et mode de fonctionnement
« Est-ce que nous pensons ouvrir un édifice avec tous les services et ils [les médecins] nous paient un loyer ou nous engageons un médecin qui sera l’employé de la Ville ? », a questionné Dean Hollingsworth.
« Je crois que ce qui serait bénéfique, c’est de trouver un lieu pour établir une clinique, une petite clinique, avec des employés de la Ville. On charge un loyer au médecin pour couvrir les coûts d’opération et nous nous occupons des réservations, facturation. », a expliqué le maire.
« Est-ce que nous avons un bâtiment ou nous devrons construire dans nos projets d’investissement ? », a demandé Dean Hollingsworth. « Il faut s’assurer qu’il reste. »
Mellissa Morgan, responsable des services de logement a proposé de revenir à la table avec une évaluation des immeubles utilisables à court et long terme.
Partenariats éventuels
Le maire a indiqué envisager un partenariat avec les comtés de Stormont Dundas et Glengarry, ainsi qu’Akwesasne. « Si vous habitez ici et que vous obtenez un docteur à Alexandria, vous irez. Nous aurions plus de pouvoir d’achat, de ressources, de fonds. Il y a, selon les estimations actuelles, 17 000 personnes qui n’ont pas de médecin de famille dans SDG. C’est un chiffre qui stagne. »
Dean Hollingsworth a souligné que la première chose à faire serait alors de savoir s’il y avait un intérêt pour ces partenariats.
« Si nous élargissons notre recrutement, combien est-ce que ça va coûter ? », a-t-il questionné. Se demandant également si la population serait prête à voir ses taxes augmenter pour couvrir les frais d’exploitation des cliniques.
Un comité de recrutement plus large est donc envisagé pour évaluer tous les aspects en jeu.
