
On a le choix
Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.

On a le choix
Raphaël Machiels
Directeur Technique et Caméraman - Monteur
Raphaël est diplômé en Techniques Cinématographiques et en Développement Web. En Belgique, il a travaillé pour la télévision nationale, ainsi que pour les télévisions locales en tant que caméraman - monteur. Il a aussi oeuvré sur des captations de concerts et d'évènements sportifs. Au Canada, il a travaillé dans le Web avant de co-fonder On a le choix Média.
Un gardien à l’écoute
Carl Bouchard, le Commissaire aux services en français de l’Ontario s’est présenté aux participants venus au centre Benson de Cornwall afin de leur permettre d’en connaitre davantage sur son rôle de surveillance. Il a ainsi pu écouter les préoccupations du public et répondre à ses questions.
C’est un gros mandat que je fais avec l’ensemble des francophones de l’Ontario. Des plaintes, des cas, des témoignages, des gens qui nous contactent pour nous dire qu’ils n’ont pas été en mesure d’obtenir des services en français. Je veux entendre l’impact que ça a eu. Ces témoignages sont une marque de confiance, un engagement civique. On veut régler un problème pour soi et pour ceux qui vont suivre.
Carl Bouchard
Évoquant la peur de parler dans sa langue et le choix d’entrer en communication en anglais pour plus de facilité, il a poursuivi : « C’est un mauvais réflexe parce que ceux qui nous ont précédés se sont battus pour qu’on ait des institutions, une loi, des conseils scolaires. Ils avaient l’objectif de maintenir ce patrimoine-là qui nous rassemble. »
Parmi les dossiers traités, une enquête est actuellement ouverte quant aux services en personne chez Service Ontario.
Accessibilité dans la région
Les partenaires et clients du RSIFEO ont pris la parole. Les principaux enjeux discutés ont été l’emploi, la santé et l’éducation.
« La seule fois que j’ai entendu parler français au travail, c’était pour une réprimande. », s’est exprimé un nouvel arrivant.
Alors que le Centre de santé communautaire de l’Estrie (CSCE) est désigné par la loi sur les services en français, un des gestionnaires s’est inquiété de la manière dont était communiquée l’information au guichet d’accès unique dont il dépend.
Le Commissaire Bouchard a reconnu que certains services gouvernementaux étaient défaillants et nécessitaient une intervention. Il a aussi relevé l’importance de l’affichage de postes bilingues. En matière de santé, après avoir relaté avec émotion le cas d’une dame qui avait dû expérimenter sa fin de vie en anglais, il a rappelé aux résidents qu’il avait juridiction sur l’hôpital communautaire de Cornwall.
Faire valoir ses droits
Face à toutes les préoccupations rapportées, le commissariat veut pouvoir intervenir à bon escient.
« On a développé un code QR que vous pouvez scanner, ça va vous permettre de rentrer en communication avec nous. […] Ce n’est pas à nous de deviner où se trouvent les services en français, ça devrait être très accessible, que les institutions publiques nous informent pour que quand on sort de chez nous, on sache où aller. Il y a toutes sortes de processus qui existent. Il y en a qui demandent qu’on remplisse un formulaire à l’avance ou qu’on prenne un rendez-vous. Je ne suis pas toujours d’accord avec les façons dont les choses fonctionnent. Je trouve que ça met un poids sur les francophones qui n’est pas équitable par rapport aux anglophones. Je me suis permis de faire changer des processus. »
L’importance de l’affichage public a aussi été mise en lumière pour passer le message que « les Franco-ontariens ont leur place ».
