
On a le choix
Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Une percée avec la police ?
J’ai choisi le titre juste ci-dessus parce qu’on pourrait le comprendre comme ça, le nom du célèbre roman graphique dans lequel l’artiste iranienne raconte sa vie à Téhéran et en Europe.
Cela dit, Persépolis signifie plutôt « ville perse » en grec ancien. Située dans le sud-ouest de l’Iran actuel, cette cité est connue pour ses palais et ses ruines archéologiques classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Mais l’œuvre Persépolis montre aussi la résistance de l’Iranienne face à la République islamique et ses représentants, comme lorsqu’une milice lui demande de ne pas courir, car « ça fait des mouvements avec ses fesses » et qu’elle répond aux deux hommes de simplement « arrêter de regarder son c… ». Aujourd’hui encore, les femmes iraniennes et la jeunesse dans son ensemble s’affranchissent en beauté de la dictature.
Une famille indocile
C’est l’éducation qu’elle recevra qui fera de Marjane Satrapi une contestataire. Son grand-père et son oncle seront arrêtés, sa grand-mère n’a pas sa langue en poche. À un moment donné, pour lui éviter de subir le même sort que certains membres de sa famille, Marjane devra fuir son pays.
Son cœur a donc été plus d’une fois mis à rude épreuve par le deuil de ses proches. D’abord très jeune et la deuxième fois qu’elle quitte le pays pour de bon. Elle ne reverra jamais sa grand-mère qu’elle aimait tant.
Mais elle résiste, à travers l’art notamment : les livres, les films, la musique.
À 56 ans, Marjane est récemment morte de tristesse un an après la disparition de son conjoint.
C’est la mystérieuse maladie du cœur brisé qui l’a tuée. Les médecins s’accordent à dire que c’est possible…
La chanson de la semaine est Barayé qui signifie « pour » en Persan. Le morceau de l’auteur iranien Sharvin Hajipour est devenu un hymne à la liberté mondial. Il est ici interprété par cinquante personnalités francophones, dans un clip réalisé par Marjane Satrapi sur les arrangements de Benjamin Biolay, produit par Le Collectif 50/50.
Bonne écoute !

1 réflexion sur “Marjane, la flamme iranienne s’est éteinte”
Wow you never cease to impress! It was a very interesting topic for her to share so openly and honestly with you. The artist song was right on the money.