Parler français, se faire des amis et s’intégrer

ON A LE CHOIX - Un groupe de nouveaux arrivants du projet de la Communauté francophone accueillante (CFA) de Cornwall a conclu une année de table de conversation en français. Pour l’occasion, les participants ont partagé un repas multiculturel et leurs impressions sur l’apprentissage de la langue.
Vase avec des fleurs sur une table

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Delphine Petitjean - Rédactrice en chef

On a le choix

Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste

Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.

Lilian
Lilian - Participante de la table de conversation
Photo : Raphaël Machiels - On a le choix

Les francophones sont gentils

Lilian vient du Salvador. Arrivée d’abord au Québec, elle a commencé à étudier la langue en 2021. « J’aime le français et j’espère ne pas l’oublier. Mon mari et moi voulons que notre fille l’apprenne. »

La jeune mère dit s’être fait des amis et avoir été accueillie par le coordinateur de la CFA, Benjamin Mulaji Mukadi. Celui-ci était présent pour partager le repas et il a remis un certificat de participation aux apprenants.

Samia est une autre participante de la table de conversation. « Je fais de l’exercice ici et les gens parlent seulement français. Je veux être incluse. J’étais nouvelle et les francophones ont été gentils avec moi, ils m’ont aidé à me sentir bien. C’est grâce à eux que j’ai aimé le français. Je dis aux gens de me corriger quand je fais des erreurs. Je suis à la retraite et je pense que je dois continuer à faire travailler mon cerveau. »

Samia
Samia - Participante de la table de conversation
Photo : Raphaël Machiels - On a le choix

Des progrès, et surtout, des liens

« Ils ont fait beaucoup de progrès. On fait ça pour améliorer la communication, mais en même temps, on crée des liens, des amitiés. », explique le formateur bénévole, Rénald Ayotte.

Rénald Ayotte
Formateur bénévole
Photo : Raphaël Machiels - On a le choix
« Dans nos discussions, lorsqu’ils ont besoin d’un service, qu’ils ne savent pas où le trouver, je peux les aider. […] On se connait mieux et ça aide à l’établissement parce que ce n’est pas facile ». L’homme, intéressé par le développement international et les environnements multiculturels, conclut :

On passe par la langue, mais on apprend aussi beaucoup d’autres choses.

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