
On a le choix
Delphine Petitjean
IJL - On a le choix
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Jamais fait ça avant
Wayne Gosselin est le responsable du groupe de sculpture sur bois qui a exposé ses œuvres ce soir-là.
On a commencé il y a deux ans. On était 12 et puis 15. Dans ce groupe, il y en avait peut-être trois qui y avait un peu touché avant, les autres non. […] Je suggère des projets et quand je regarde ce qu’il y a ici ce soir, je suis fier.
Wayne Gosselin
« Les gens découvrent qu’ils ont des talents cachés. Au début, ils regardaient mes œuvres et pensaient qu’ils ne pourraient pas faire la même chose, maintenant, ils se sentent capables. Il ne faut pas négliger le fait que c’est une occasion de rassemblement. Au début, les gens ne se connaissaient pas et j’ai remarqué depuis les derniers mois beaucoup plus d’échanges, l’entraide est belle à voir. »
C’est dans ce but de rompre l’isolement que le gouvernement de l’Ontario appuie les projets artistiques du CCÉC à travers son programme de financement pour l’inclusion des aînés.
Travailler de ses mains pour stimuler sa tête
L’exposition a aussi mis en lumière les réalisations des participants des cours de peinture et de vitrail. Une occasion de rappeler que les expériences créatives contribuent à ralentir le déclin cognitif.
Fait plus surprenant, la société Alzheimer canadienne relaye que certains troubles neurocognitifs stimulent la créativité. En outre, en 2017, l’Université McMaster a mis en exergue que les programmes des musées pour les personnes vivant avec des troubles neurocognitifs offraient une nouvelle perspective aux partenaires de soins quant à la créativité de leurs patients.
Art ancestral, nouvelle jeunesse
« Les gens disent : J’en faisais dans le temps, mais je tremble maintenant. Il faut couper le vitrail, mettre du ruban, etc. Ça prend un peu de dextérité et c’est quelque chose qu’on apprend. Par exemple, si tu mets du ruban autour, il faut être certain qu’il est égal. Je fais des patrons plus faciles au départ et ils sont fiers, ils prennent confiance. », explique Hélène Mousseau, l’animatrice de l’atelier de vitrail.
« Pendant que je fais ça, je ne pense à rien d’autre. Ça prend beaucoup de patience et de concentration, surtout quand tu fais de la mosaïque. Je suis en train de faire un travail avec de petits morceaux, comme des feuillages dans un arbre. Ça nous garde très calmes, on est un petit groupe soudé et on parle en français. Je sais que certains viennent aussi pour ça. », souligne Charlotte Rouleau, une participante.
