
On a le choix
Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Dors…
Tout est dit dès le premier mot. Orelsan est un précis. Quand il s’agit de parler des vraies choses, on nous endort. Et comme de grands enfants que nous sommes, on se laisse bercer parce que c’est rassurant.
Enfin, « on »… Personnellement, j’ai toujours préféré une vérité qui fait mal à un mensonge qui réconforte. Et voilà pourquoi je ne suis pas grégaire. Lisez bien. Je suis sociable, ça veut dire que j’aime rencontrer les gens, et les vraies conversations. Mais je pense que le groupe peut endormir notre intelligence.
On se conforme parce que les autres le font. On ne se pose plus de questions. Celle ou celui qui va au feu est trop souvent perdant et c’est bien dommage. Parce qu’il en faut pour que ça bouge.
Toi et ton libre arbitre
Le Canada avec sa religion du collectif m’étouffe parfois. Tous ensemble, dédouanons-nous. Montrons à quel point nous sommes ouverts, accueillants, super ! Pendant que tranquillement, en tant que personne, certains bloquent, rejettent. On croit que c’est correct comme ça, qu’on a bien le droit ou qu’on n’a pas le choix.
Le communautaire, c’est important. La responsabilité individuelle, c’est primordial. Pour ça, il faut grandir. Affronter ses peurs et ses fausses croyances sur soi et sur les autres. Introspection pas facile. Mais possible.
Et aussi, ne jamais oublier que la bascule peut survenir. Si on ne se réveille pas à temps, le monde peut perdre son pouvoir démocratique, de façon outrageusement affirmée ou sous des airs de tolérance.
Comme souvent, nous avons aussi l’art pour saisir le message. Merci Orelsan. Tout va bien est sorti en 2017 sur l’album La fête est finie. Les images ont été tournées à Kiev et notez qu’à la fin du clip, l’enfant ne dit pas « Tout va bien », mais plutôt : « Ne croyez pas ce que vous lisez. » Puissant…
Bonne écoute.

1 réflexion sur “Tout va bien : dociles et heureux”
This post carries very important messages including the struggles that William and unfortunately several other individuals have to endure. The song choice is great and we will add it to our play list. Keep up the great work but don’t forget to take time to enjoy your life.