
On a le choix
Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Curieux des autres
Une vingtaine d’étudiants de 14 à 25 ans étaient venus du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, du Manitoba, de l’Ontario et du Québec. Ils ont bénéficié d’une semaine de formation qui les a préparés à présenter leur propre numéro d’humour le vendredi soir.
« Si je te raconte une histoire et que ça te fait rire, c’est que je suis parvenu à pousser sur le bon bouton chez toi. Et je pense que ça passe par la curiosité d’apprendre à connaître les gens. », a expliqué l’humoriste Charles-Antoine Des Granges, lors d’une séance de questions-réponses avant le spectacle pour lequel il était en tête d’affiche.
On a fait plusieurs étapes avant de finir notre sketch. Ensuite, on s’est entrainés à comment le dire et à l’appendre par cœur. […] J’ai rencontré des gens de différents endroits. On a discuté, j’ai découvert leurs origines, leur culture.
Raid Louafi, jeune participant de Cornwall
Sortir de sa zone de confort
« Il y en a qui sont venus tous seuls pour apprendre à connaitre les autres, pour se faire des amis et en plus écrire un spectacle d’humour. […] Ils sont uniques et tous et toutes talentueux. […] Tout le monde est créatif, mais quand ça passe par l’écriture, qu’il faut le mettre dans un cahier, c’est là qu’on voit les petits défis linguistiques. Mais les jeunes le font sérieusement puis ils montent sur scène et il y a des accents. », explique Marie-Line Pitre formatrice pour le programme.
Celle qui est originaire du Nouveau-Brunswick trouve intéressant que les Québécois prennent conscience qu’il existe des francophones en dehors de la Belle Province. Les quiproquos sur le vocabulaire amènent aussi la découverte et le rire.
« Les jeunes adorent ça et les formateurs ont du fun. [..] Je pense que ce n’est pas juste l’idée de donner une occasion unique, mais c’est aussi leur permettre de rencontrer des personnes qu’ils vont probablement recroiser dans leur parcours s’ils font de l’impro ou de l’humour. Tu en as aussi qui découvrent ça, c’est pour se dégêner et qui ont la chance de performer sur la même scène que les humoristes. », explique Justin Chenier, coordinateur du programme pour l’ACFO SDG.
