Amen, ainsi soit-il

ON A LE CHOIX - Mon inspiration de début mars vient d’un évènement dramatique. Elle est aussi reliée à mes premiers souvenirs de francophonie canadienne. En 2013, dans mes bagages de la Belgique au Québec, j’ai transporté du plaisir et des bombes.

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Photo de Mike Labrum sur Unsplash
Delphine Petitjean - Rédactrice en chef

On a le choix

Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.

Soyez gentils, vous ne savez pas

Une personne de la communauté est décédée il y a quelques jours. Je ne la connaissais pas. Ou plutôt, je l’avais rencontrée une fois. J’avais prévu de la recontacter. Ça n’arrivera pas. Je me souviens juste qu’elle m’est apparue avenante et détendue. Mais peut-être qu’elle n’était pas si bien dans sa peau que je l’ai cru.

C’est perturbant. Ça rappelle aussi qu’on ne sait jamais ce que peut vivre l’inconnu dont on croise le chemin. Il est préférable de faire de son mieux pour se montrer correct avec les gens dans ce contexte.

Derniers mots, images ultimes

Keith Kouna est un des premiers artistes québécois que j’ai appréciés. Quand nous sommes arrivés il y a 12 ans comme résidents permanents, son album Du plaisir et des bombes tournait en boucle dans notre petit appartement de la rue Des Bienfaits (ça ne s’invente pas).

La dernière piste s’intitule Paradis. C’est très métaphorique, mais on saisit bien le sentiment qui habite celui qui baisse les armes, rendu au bout du chemin.

Un polaroid dans mes yeux, j’enregistre ce qu’il y a de mieux. Les pourritures qui dansent autour de moi sont toujours les plus belles. Et je me demande si jamais, il y avait une guerre dans ma tête, qui est-ce qui gagnerait ? Serait-ce moi ou bien ma cervelle ?

Et surtout :

Si j’avais la richesse de ne rien faire, ne rien forcer, sans avoir à faire autre chose, que de dormir, boire et manger. Les poètes sont des cons, moi je n’appartiens à rien.

C’est dit.

Bonne écoute.

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