
On a le choix
Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Appropriation
C’est le nouveau phénomène de la chanson française sur le Vieux Continent. Comme a dit un humoriste français sur un plateau « Je suis content de découvrir un artiste belge qu’on prétendra encore français dans deux semaines. » Pourquoi ? Parce qu’il a du talent et que le « Grand frère » entend souvent le prendre sous son égide, avec plus ou moins de bienveillance. Ça ne vous rappelle rien, les Franco-canadiens ?
Pas de bande à part
Les conceptions sur l’identité se bousculent dans ma tête, en ce 25 septembre. Il se passe beaucoup de choses à Cornwall et subitement, tout le monde devient journaliste (je vous en reparlerai bientôt). C’est pourquoi il me semble utile de préciser que lorsqu’On a le choix prend pour slogan : « Notre média, notre identité », c’est bien parce que cette identité nous englobe toutes et tous, dans TOUTE notre diversité. Et c’est ce qui est beau, comme nous le rappelle notre chroniqueuse Paule Véronique cette semaine.
Différenciation et unisson
Mais revenons-en à Teddy Bear, alias Jules Scinta, auteur-compositeur- interprète de 24 ans, originaire de la ville de Mons. Il a déjà publié deux simples et son premier album « Le plus beau » sortira en octobre.
Ce qui est émouvant ici à mon sens, c’est le clip de la chanson. Il veut se faire entendre du quidam cynique qui l’écoute en levant les yeux. Il persévère et « force un peu la rencontre », invariable dans son intention que ça aille mieux et qu’on se reconnaisse les uns les autres (parce qu’un créateur œuvre pour le monde, et c’est ce qui touche l’universel).
« Enchanté, je suis celui d’hier et de la semaine passée. Je m’arrose tous les jours pour me faire pousser. »
Il leur parle et leur affiche sa singularité, tout comme dans le processus créatif qu’il décrit si bien dans les entrevues qu’il donne.
Je marche à contre sens pour voir ce que ça fait. On m’a dit de ne pas être le gars d’à côté. Alors, enchanté.
TeddyBear
Pourquoi pas, ce soir, porter un chandail vert et blanc avec des chaussures roses, « pour voir ce que ça fait » ?
Bonne écoute !
