
On a le choix
Delphine Petitjean
IJL - On a le choix
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Symboles multiples
L’évènement a eu lieu au cœur du parc Guindon. La matinée a débuté par une introduction du NNATC explorant la signification culturelle des arbres pour les Mohawks d’Akwesasne, suivie d’une cérémonie traditionnelle de purification par la fumée et d’une démonstration de plantation animée par la RRCA. Les membres de la communauté ont ensuite été invités à mettre la main à la pâte et à planter l’un des 50 arbres présentés.
Les organisateurs ont ainsi rappelé que la terre que les résidents de Cornwall foulent chaque jour a une longue histoire ainsi que le rapport à la nature et aux écosystèmes. L’évènement a eu lieu en amont de la Journée nationale de l’arbre du 23 septembre.
Environnement et canopée
« Ce projet s’inscrit dans un projet municipal plus vaste financé par le programme « Growing Canada’s Community Canopies » (Développer la canopée urbaine au Canada) de la Fédération canadienne des municipalités. Grâce à ce financement, nous avons déjà planté quelques centaines d’arbres le long des rues municipales plus tôt cette année, en ciblant les zones exposées à une chaleur estivale extrême. », a expliqué Angela Parker, coordinatrice de projets durables pour la Ville de Cornwall.
En général, lorsque nous menons un projet financé par la Fédération canadienne des municipalités, Arbres Canada ou d'autres organismes, nous plantons sur des terrains municipaux, mais nous y associons une activité de plantation communautaire. Cela permet de maintenir l'engagement des habitants, de leur donner le sentiment de participer à la plantation des arbres de leur ville, de se les approprier et de les voir grandir.
Angela Parker
Sélection
Si les espèces choisies revêtent toutes une importance culturelle, il s’agit aussi d’arbres fruitiers.
« Nous avons 50 arbres représentant 11 espèces différentes. Lorsque nous choisissons les sites, nous prenons en compte l’ensoleillement, car certaines espèces tolèrent mieux l’ombre que d’autres. Nous avons effectué une analyse de sol pour en déterminer la nature ainsi que les conditions d’humidité et de drainage, ce qui est crucial. Le terrain est en pente ; les espèces choisies pour la partie supérieure diffèrent donc de celles sélectionnées pour la petite noue en contrebas, car le type de sol n’est pas le même. Nous avons privilégié un mélange d’arbres et d’arbustes, incluant feuillus et conifères, pour recréer une structure forestière naturelle. », a souligné Cheyenne Brunet, spécialiste en foresterie pour le RRCA.
L'idée est que, durant les cinq à dix premières années, les arbustes se développent et profitent aux pollinisateurs et à la faune locale pendant que les arbres grandissent. Ces derniers finiront par projeter un peu d'ombre, mais comme beaucoup des espèces choisies la tolèrent bien, elles contribueront à former cette structure forestière à long terme. Nous envisageons non seulement l'aspect actuel du site, mais aussi son évolution probable à 5, 10 ou 50 ans.
Cheyenne Brunet
Différentes initiatives sont ainsi mises en place au niveau municipal pour protéger la canopée à Cornwall.
