
On a le choix
Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Qui êtes-vous et quelles sont vos motivations à vous présenter comme conseiller pour la Ville de Cornwall ?
Je suis un fiers père et un mari. Diplômé du Collège St. Lawrence, j'ai aussi poursuivi des études universitaires tout au long de ma vie. Sur le plan professionnel, j'ai passé 15 ans dans le secteur public, principalement à des postes de direction et de haute direction. J'ai aussi travaillé 10 ans dans le secteur bancaire, surtout dans les services bancaires aux entreprises et la gestion de succursales. J'ai été conseiller municipal de 2003 à 2006. J'ai choisi de ne pas me présenter à un nouveau mandat à l'époque afin de me consacrer à ma jeune famille.
Si vous êtes élu, quels choix stratégiques faudrait-il faire selon vous pour maintenir un niveau de taxation municipale raisonnable ?
La responsabilité et la transparence financières sont, à mon avis, essentielles. Je m'engagerai à agir comme lors de mon premier mandat, en veillant à une utilisation efficace des ressources fiscales et en m'assurant que les dépenses consacrées aux services et aux programmes que nos résidents souhaitent et utilisent sont judicieuses. Le rôle du gouvernement est de percevoir des taxes raisonnables auprès des résidents afin de leur fournir les services dont ils ont besoin et qu'ils souhaitent.
Quelle est votre position par rapport aux logements passerelles et à la problématique du logement abordable en général ?
Je crois que les logements passerelles sont une bonne solution pour aider les gens à se lancer. Ils contribuent à jeter les bases d’une autonomie résidentielle à long terme. Je prefert les modèles de logement abordable qui offrent des solutions à long terme. Des initiatives comme Habitat pour l’humanité et la Maison Beek Lindsay, qui propose un nouvel immeuble devant le centre Charles-Émile-Claude, sont des solutions de logement positives qui ne nécessitent pas d’importants investissements des contribuables pour la construction et l’entretien. Il est important de veiller à ce que les projets de développement privés, comme la réhabilitation de l’ancien site de l’Hôpital général, puissent également aider à offrir des options de logement abordable à long terme.
Comment voyez-vous la continuité du recrutement médical dans la région ?
Je crois que les mesures actuelles de recrutement médical sont efficaces, comme elles l'ont été pendant des décennies. Nous devons continuer de collaborer avec notre hôpital pour faciliter le recrutement de médecins spécialistes. Nous devons également poursuivre les efforts de la Ville pour recruter des médecins qui viendront s'établir à Cornwall et y établir une médecine familiale. Je veillerai à ce que cette initiative soit adéquatement financée. Recevons-nous plus de demandes que de places disponibles, ce qui nous oblige à refuser des médecins potentiels ?
Selon vous, comment améliorer la transparence et la redevabilité dans la gestion municipale ?
Il faut s'assurer que toute l'information soit facilement accessible au public. Elle est actuellement disponible sur le site Web de la ville, mais vu la fréquence à laquelle cette question m'est posée, je conclus qu'elle n'est pas aussi facile à trouver qu'on le souhaiterait. Il faut également s’assurer que les règlements municipaux sont appliqués à la lettre, sans interprétation ni omission.
Comment entendez-vous soutenir la communauté francophone et l’amélioration continue des services en français ?
Je crois que la Ville de Cornwall devrait être fière de son passé bilingue. Nous sommes également tenus, en vertu de la Loi sur les services en français, d’offrir des services publics dans les deux langues officielles. La Ville utilise principalement l'anglais comme langue de travail interne.
Comment pensez-vous que l’accueil des nouveaux arrivants pourrait être soutenu davantage ?
Je crois qu'on devrait accueillir les nouveaux résidents à bras ouverts. À mon avis, l'une des meilleures façons de réduire les coûts est de les partager entre un plus grand nombre de personnes. Je crois aussi que les nouveaux arrivants contribuent grandement à notre paysage culturel. De nombreux services sont actuellement offerts aux nouveaux arrivants, et je serais tout à fait disposé à écouter les suggestions d'amélioration si certains domaines ou besoins ne sont pas suffisamment satisfaits.
Dans le questionnaire soumis à nos lectrices et lecteurs, on nous a adressé une problématique de népotisme à Cornwall, tant au niveau public que privé, qu’en pensez-vous ?
Le népotisme n'a pas sa place au sein des gouvernements financés par des fonds publics, ni dans leurs services et programmes. Quant au secteur privé, si quelqu'un possède sa propre entreprise et souhaite en faire une entreprise familiale, c'est son droit.
Selon vous, comment l’économie locale pourrait être dynamisée ?
Diversifier notre économie est essentiel. Nous sommes passés d'une économie industrielle à une plaque tournante logistique. Nous devons poursuivre cette diversification. L'ajout d'un Great Wolf Lodge et l'aménagement de nos terres portuaires avec nos amis et voisins d'Akwesasne sont deux axes clés qui contribueront à la croissance de notre industrie touristique. Je milite depuis longtemps pour la création d'un collège et d'une université autonomes à Cornwall.
Comment entendez-vous être concrètement à l’écoute de vos concitoyennes et concitoyens ?
Lors de mon mandat au conseil municipal, j'ai toujours écouté et répondu aux questions et aux préoccupations des résidents. Je le ferai encore si les citoyens de Cornwall me donnent de nouveau l'occasion de les représenter. J'aimerais aussi voir une plus grande participation du public aux journées portes ouvertes et aux discussions organisées par la Ville. J'entends souvent dire qu'il n'y a pas d'occasion de s'exprimer, mais les nombreuses séances d'information auxquelles j'ai assisté ont enregistré très peu de participation. Il y a peut-être des façons de mieux promouvoir ces séances.
Avez-vous un dernier message ?
Je suis extrêmement fier de voir Cornwall comme ma ville. Durant mon premier mandat, j’ai servi avec dévouement et intégrité, et je le ferai de nouveau si les citoyens de Cornwall m’en donnent l’occasion. Être un conseiller municipal efficace ne se limite pas à assister à une réunion deux fois par mois. Il faut se préparer, poser des questions et avoir une vision d'avenir pour guider nos actions.
