Gérald Samson : savoir écouter et rassembler

ON A LE CHOIX - Alors que les cérémonies funéraires en hommage à Gérald Samson prendront place ces 6 et 7 février à Cornwall, certains se sont souvenus avec émotion de cette figure de la francophonie locale.
Gérald G. Samson

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Photo : Courtoisie Dianne Poirier
Delphine Petitjean - Rédactrice en chef

On a le choix

Delphine Petitjean
IJL - On a le choix

Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.

À l’origine des premières écoles francophones

Monsieur Samson a œuvré dans le domaine de l’éducation à titre d’enseignant et de surintendant pour le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO),

Gérald Samson a été un véritable pionnier de l’éducation publique francophone dans la région de Stormont, Dundas et Glengarry. Son engagement a contribué à l’ouverture et au développement de nos écoles francophones ici au CEPEO, à une époque où il fallait beaucoup de vision et de persévérance pour faire avancer la cause de l’éducation publique en français. Son apport a laissé une empreinte durable sur nos écoles et sur le rayonnement de la francophonie dans l’Est ontarien. Je garde d’excellents souvenirs de Gérald, autant sur le plan professionnel que personnel. Il était toujours présent pour appuyer nos écoles, notamment l’école élémentaire publique Rose-des-Vents, où il s’impliquait avec générosité. Je l’ai aussi connu comme voisin : un homme au grand sens de l’humour, positif, profondément humain et toujours prêt à aider. Avec son épouse Claudette, qui nous a quittés il y a un an, ils formaient un couple engagé, très présent et impliqué dans la communauté.

Dianne Poirier
Dianne Poirier, citoyenne et fervente défenderesse de la francophonie locale
Raphaël Machiels - On a le choix

Rassembleur et bâtisseur

Dianne Poirier, ancienne présidente de l’Association canadienne française de l’Ontario Stormont Dundas et Glengarry (ACFO SDG) a bien connu monsieur Samson.

Il était impliqué dans différents dossiers. […] Il savait rallier les gens autour d’un objectif commun pour trouver des éléments de solution. Je l’ai connu davantage en 2006. À ce moment-là, il était président de la Fondation Trillium. […] Ils avaient obtenu des fonds pour trouver des solutions à différents défis et de là, est né le Collectif Franco.

Le Collectif Franco répondait entre autres à une préoccupation de la communauté quant au mode de fonctionnement et à l’avenir de son centre culturel de l’époque.

« Il y a également eu le dossier de l’Hôpital communautaire de Cornwall en 2012. […] On a travaillé avec des personnes clefs pour aller éteindre ce feu. Il y a eu beaucoup de progrès qui ont été accomplis puis il était toujours présent à nos AGA, il les présidait. »

À cette époque, l’Hôpital communautaire de Cornwall avait mis sur pied une politique d’embauche bilingue vivement contestée chez les anglophones, entraînant des dissensions importantes entre les deux communautés linguistiques de la région.

« Il était à l’écoute. », poursuit Dianne Poirier. « C’est un homme qui était très respecté. […] C’est aussi lui qui présidait les élections fédérales dans le coin pendant plusieurs années et il allait chercher les gens de la francophonie pour travailler à ces postes qui devaient être bilingues à certains endroits. [..] Quand on se voyait à l’église, on se jasait toujours, on se donnait la main, c’était un homme chaleureux aussi. Il a laissé sa marque, définitivement. »

Dialoguer pour lutter contre l’assimilation

« Ce sont toujours des personnes avec le cœur au ventre qui ont rallié la communauté. Il y avait des francophones, mais aussi des anglophones qui les écoutaient et nos alliés francophiles sont très importants, surtout dans une communauté comme Cornwall. », précise Madame Poirier.

« Dans la fin des années 50, il y avait des gens pour créer des organisations. Ils étaient issus de l’éducation, des gens d’affaires. C’est important de garder ces noms-là. […] La jeunesse d’aujourd’hui et les nouveaux arrivants doivent connaitre ces histoires-là parce que c’est eux l’avenir. »

Courtoisie Dianne Poirier - Panneau de la promenade d'honneur Gérald G. Samson
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