
On a le choix
Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Mise à jour
Le règlement provisoire mis en place en 2024 a permis de freiner le déboisement massif, en attendant la réalisation des études requises, le dépôt des demandes de permis et l’obtention des autorisations d’aménagement.
Selon le rapport présenté au conseil, les consultations sur cette protection des arbres ont suscité une forte mobilisation citoyenne, avec 558 répondants au sondage, dont 77 % en faveur du maintien du règlement. La canopée décline et il est dès lors nécessaire que les projets de développement tiennent compte de la résilience climatique. Ceux-ci doivent être évalués avec l’objectif de préserver une couverture arborée urbaine d’au moins 30 %.
« À la lecture de ce rapport, je comprends que ce que nous avons en place en ce moment n’est pas suffisant. […] On doit aussi considérer la réalité provinciale où des développements sont appuyés de plus en plus rapidement, sans égard pour l’environnement. », a souligné la conseillère Carilyne Hébert.
Construire et protéger
« Nous entendons toujours que des règles plus fortes vont ralentir le développement. […] Nous pouvons construire des maisons et protéger les arbres, les deux ne sont pas exclusifs. », a poursuivi la conseillère.
Le conseiller Fred Ngoundjo est allé dans le sens de cette dernière, rappelant que les arbres étaient la meilleure manière de lutter contre les gaz à effet de serre. « On doit trouver un équilibre pour bâtir. »
Prochaines étapes
La municipalité entend assurer un suivi continu de l’état de la canopée et poursuivre la conception d’un règlement permanent sur la protection des arbres. Ce règlement révisé va permettre entre autres de mettre à jour les manuels de lotissement et d’aménagement ainsi que les ententes de développement connexes.
L’administration souhaite retenir les services d’un consultant chargé d’élaborer un plan de gestion de la canopée urbaine et rechercher des sources de financement externes, notamment le Fonds municipal vert de la Fédération canadienne des municipalités.
