Les commotions cérébrales : en reconnaître les signes et les prendre au sérieux

CHRONIQUE - Septembre est une période importante pour parler de la sensibilisation aux commotions cérébrales en Ontario. Rowan Stringer, un joueur de rugby de 17 ans d’Ottawa, a subi de multiples commotions cérébrales consécutives en 2103 qui ont mené à sa mort. Chaque année, l’Ontario souligne la Journée de la Loi Rowan le dernier mercredi de septembre pour nous rappeler que les commotions cérébrales sont des traumatismes crâniens à prendre au sérieux.

Publicité

Vous aimez notre contenu ? abonnez-vous gratuitement à L'infolettre pour ne rien manquer.

Dr Lorne Scharf, urgentologue et chef du Service d’urgence, Hôpital communautaire de Cornwall

On a le choix

Dr Lorne Scharf
Chroniqueur

Par le Dr Lorne Scharf, urgentologue et chef du Service d’urgence, Hôpital communautaire de Cornwall.

Idées reçues : au-delà de la simple perte de connaissance

Comme urgentologue, je vois régulièrement des patientes et des patients qui ont fait une chute, subi des blessures sportives, ont eu un accident à vélo ou ont été impliqués dans une collision de véhicules automobiles. L’une des plus importantes choses à comprendre, c’est qu’il n’est pas nécessaire de s’évanouir pour avoir subi une commotion cérébrale.

Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale ?

Une commotion cérébrale a lieu lorsque le cerveau bouge rapidement dans le crâne en raison d’un choc à la tête, au visage, au cou ou au corps. Les symptômes peuvent survenir immédiatement ou se développer au cours des heures qui suivent.

Voici certains des symptômes courants : maux de tête, étourdissements, nausée, vision floue, sensibilité à la lumière et au bruit, difficulté à se concentrer, problèmes de mémoire, fatigue et sensation d’être dans un brouillard. Des changements d’humeur, de l’irritabilité, de l’anxiété liée au sommeil peuvent aussi se produire.

Comment réagir après un choc cérébral ?

Si l’on soupçonne qu’une commotion cérébrale s’est produite, la personne devrait cesser l’activité ayant engendré la blessure et passer une évaluation appropriée. Un athlète qui pourrait avoir subi une telle commotion ne devrait pas retourner au jeu le même jour.

Il existe aussi des signes précurseurs ou des « drapeaux rouges » indiquant qu’une personne a besoin de soins médicaux urgents. Demandez des soins d’urgence dans les cas suivants : un mal de tête intense qui s’aggrave, des vomissements répétés, une confusion croissante, un comportement inhabituel, une faiblesse ou un engourdissement, des convulsions, des difficultés d’élocution, un évanouissement ou une détérioration importante de l’état de la personne.

Heureusement, la plupart des gens ayant subi une commotion cérébrale se rétablissent complètement.

Pendant la première journée ou les deux premiers jours, il vaut mieux se reposer physiquement et mentalement. Il n’est plus systématiquement recommandé de s’étendre dans une pièce sombre à ne rien faire. Au contraire, il est habituellement possible de reprendre des activités quotidiennes douces, selon ce que l’on peut tolérer, à condition qu’elles n’aggravent pas de manière importante des symptômes comme les maux de tête.

Retour progressif aux études et au travail

Le retour à l’école, au travail ainsi que la reprise de l’exercice et du sport doivent se faire graduellement. Les enfants et les adolescents devraient d’abord retourner à l’école avec succès avant de recommencer à faire des sports de compétition sans restriction. Reprendre trop rapidement un sport de contact peut mettre à risque de subir un autre traumatisme crânien avant que le cerveau puisse se rétablir complètement.

La plupart des symptômes se résorbent en quelques jours ou semaines. S’ils persistent, s’ils s’aggravent ou s’ils ont un impact majeur sur les activités à l’école, au travail ou dans la vie quotidienne, une autre évaluation médicale est appropriée.

Mon message aux parents, aux athlètes, aux entraîneurs et à toute notre communauté est simple.

Sachez les reconnaître. Cessez votre activité. Faites-vous évaluer. Rétablissez-vous adéquatement.

Si une commotion cérébrale est possible, il est toujours plus sûr de prendre les symptômes au sérieux plutôt que de les « endurer ».

Facebook
X
LinkedIn
Email

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Ce contenu est protégé !
Retour en haut
Logo On A le Choix

Actualités Cornwall SDG

Abonnez-vous gratuitement à notre infolettre pour recevoir nos dernières publications

Logo On A le Choix

Actualité Cornwall SDG

Abonnez-vous gratuitement à l'infolettre pour recevoir nos dernières publications