
On a le choix
Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Fonctionnement et financement
Les utilisateurs peuvent consulter des cartes thématiques et des contenus originaux. L’objectif de cette plateforme est de favoriser la découvrabilité des auteurs en situation linguistique minoritaire, mais plus encore, de contribuer à la vitalité de la province en conjuguant innovation, littérature et tourisme.
Initié à Ottawa, Toronto et Sudbury, le projet s’agrandira sous peu à Cornwall, Hamilton et Timmins. Une expansion subventionnée par le Programme d’appui à la francophonie ontarienne (PAFO) du ministère des Affaires francophones.
« On a eu un financement du Conseil des arts du Canada pour déployer le site web. Le site web déployé, on a eu un petit montant aussi du gouvernement de l’Ontario pour le promouvoir. Ensuite, quand je suis entrée en fonction en 2025-2026, on n’avait même pas de quoi assurer son existence, son accessibilité. Et on a eu recours finalement à un partenaire qui n’est pas des moindres, la Fondation Franco-Ontarienne, qui a bien voulu prendre en charge l’hébergement du site web. », explique Yasmina Boubezari, directrice générale de l’AAOF.
Aux origines
« Le projet a commencé en 2020. Il a été pensé pendant la pandémie. C’est à ce moment-là qu’on a eu un financement du Conseil des Arts du Canada sur trois ans. À l’origine, on pensait à une stratégie numérique, comment amener la littérature ailleurs. Donc, c’est mon prédécesseur, Yves Turbide qui l’a conçu avec les auteurs. », souligne Yasmina Boubezari.
« La pertinence du projet, c’est que la personne qui se connecte, pour chercher d’abord des informations pour visiter un lieu va trouver un parcours. Elle va tomber sur une carte thématique, etc. […] Mais inévitablement, elle va tomber sur les textes des auteurs. […] L’utilisateur peut constituer sa carte. Vous pouvez vous faire votre parcours à pied, à vélo. »
À la découverte des petites communautés
« La représentativité est très importante pour nous. », précise la directrice générale. « On a des auteurs de tout l’Ontario. […] Personnellement, je suis très sensible aux petites collectivités ou collectivités moyennes. Je pense qu’il y a des zones qui méritent de sortir de l’anonymat. Donc, on en a eu l’opportunité avec le Programme d’appui à la francophonie ontarienne. »
La gestionnaire qui sera responsable de ce projet est aussi autrice. « Nous avons un bassin d’auteurs et d’autrices dans l’Est d’Ottawa. On est toujours dans l’approche « par et pour ». Et quand on trouve des figures littéraires dans le lieu déterminé, on préférera définitivement prendre des auteurs de cette région-là. »

1 réflexion sur “« Ontario, terre de mots » : quand littérature et tourisme se rencontrent”
Définitivement une bonne initiative. Merci pour l’information. Je suis curieuse de m’y inscrire. Laura Peck