
On a le choix
Delphine Petitjean
IJL - On a le choix
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.

On a le choix
Raphaël Machiels
Directeur Technique et Caméraman - Monteur
Raphaël est diplômé en Techniques Cinématographiques et en Développement Web. En Belgique, il a travaillé pour la télévision nationale, ainsi que pour les télévisions locales en tant que caméraman - monteur. Il a aussi oeuvré sur des captations de concerts et d'évènements sportifs. Au Canada, il a travaillé dans le Web avant de co-fonder On a le choix Média.
La population fait une différence
Des citoyens, la plupart anciens élèves de La Citadelle, poursuivent les efforts et sollicitent de nouvelles démarches du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) pour obtenir le financement provincial nécessaire à la construction d’un établissement neuf.
Bâtie en 1950, l’école de La Citadelle sera bientôt le plus vieil établissement secondaire de Cornwall. Les coûts de rénovation sont devenus trop importants et le mouvement, à l’instar du Comité 73 initié par des élèves l’année dernière, réclame des espaces d’apprentissage adaptés aux besoins actuels.
« J’ai beaucoup d’espoir. », a laissé tomber ce soir-là Jacob Pilon, fondateur du Comité 73.
Je suis très content de voir le support qu'on a eu ce soir. On avait plus de 400 personnes ici pour le mouvement. On a réussi à rassembler des élèves, d’anciens élèves, des parents, des grands-parents, des membres de la communauté, des organisations.
Jacob Pilon
« Là, on voit que la population est embarquée. Le Conseil va continuer à faire la même chose, mais on a de nouvelles approches. […] Donc, on a un projet d’au-delà de 50 millions pour remplacer ça à Cornwall. On veut servir la population francophone comme il faut. Et puis, le nombre d’élèves qu’on a présentement est en augmentation. Puisque la ville a été déclarée Communauté francophone accueillante, il y a beaucoup d’immigrés qui s’en viennent et qui se retrouvent dans nos écoles. Ils sont contents de participer à la vie scolaire. Les parents veulent venir ici. […] Chaque année, on a entre 100 et 200 élèves de plus dans la communauté de Cornwall. », a expliqué Jean Lemay, président du CSDCEO.
Nous vous demandons de poursuivre avec toute la détermination nécessaire les démarches entreprises auprès du gouvernement pour obtenir le financement. […]. Nous vous demandons de faire de La Citadelle une priorité, pas n'importe quelle priorité, votre première priorité. Nous vous demandons de porter notre message à Queen’s Park. Et lorsque vous rencontrerez les représentants du gouvernement, dites-leur que les Francos-Ontariens ont droit aux mêmes possibilités que les autres jeunes de cette province.
Johanne Lafrance-Cardinal
Une histoire qui se répète et évolue
« Par contre, la situation n’est pas du tout la même qu’en 73, parce qu’à ce moment-là, c’est le Conseil scolaire qui gérait nos écoles qui était contre nos revendications pour une école secondaire francophone. Et c’est le gouvernement qui a tranché qu’on y avait droit. Aujourd’hui, notre Conseil scolaire catholique de l’Est de l’Ontario nous appuie. Ils veulent qu’on ait de nouvelles installations. Là, ça presse. […] Avec la construction d’une nouvelle école [anglophone] annoncée dans l’Est de la ville, nous anticipons déjà l’hémorragie et l’assimilation de nos jeunes. », a souligné Johanne Lafrance-Cardinal.
« Je pense qu’une chose qui va faire une grosse différence, c’est le nombre de personnes qui sont venues ici ce soir. Deuxièmement, Nolan Quinn, qui est notre représentant provincial, c’est certain que la mobilisation des gens l’aide. Parce qu’à ce moment-là, il retourne à la table des ministres et dit : « Écoutez, moi j’ai du monde qui veut vraiment avoir une école. ». Sans ça, je ne suis pas convaincue que le Conseil gagnerait encore la construction d’une école. »
