
On a le choix
Delphine Petitjean
IJL - On a le choix
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Un programme varié
L’évènement visait à rassembler les familles nouvellement arrivées et la communauté d’accueil dans un esprit de partage et de découverte.
Parmi les activités offertes, un coin maquillage ethnique, animé par le Festival international Afro & diversité de Cornwall SDG (FIADCSDG) ; un igloo de contes d’hiver, animé par Action Bwabôchèt, une initiative qui œuvre pour le développement civique culturel et durable ; ou encore, un espace couture, proposé par L’Association des femmes immigrantes francophones de Cornwall SDG (AFIF Cornwall SDG), permettant d’apprendre et de pratiquer des techniques de réparation textile pour donner une seconde vie aux vêtements.






Des partenaires institutionnels, dont la police de Cornwall, le Conseil scolaire des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO) et la Caisse populaire Desjardins, étaient présents afin de répondre aux questions des participants.
Affronter l’hiver
Clotilde Yepseu est psychothérapeute autorisée (qualifiante) et elle était venue à titre de partenaire également avec son organisme Donner du Sourire par un Geste. La professionnelle proposait aux parents un coin pour se reposer physiquement et émotionnellement, autour d’un chocolat chaud ;
« Le changement de saison affecte particulièrement les immigrants qui ne savent pas comment s’habiller et se préparer. Ça crée un stress en eux et ça affecte directement la santé mentale. La préparation, ce n’est pas juste quand la neige commence, c’est avoir des activités pour amener le nouvel arrivant à comprendre qu’il y a une réalité à laquelle on doit s’attendre. L’hiver, on ne peut pas le contourner, plus on l’accepte, mieux on est. […] Quand un immigrant sait déjà qu’il y a un style de vêtement pour chaque saison, ça limite le stress. », a-t-elle souligné.
Pendant les congés qui s’en viennent, certains parents vont rester dedans 24 heures sur 24 parce qu’il fait froid, ce qui est déconseillé. C’est très important que les immigrants comprennent qu’on doit sortir, même si c’est pour 10 minutes.
Clotilde Yepseu
Sentiment d’appartenance
« Nous sommes dans la suite de nos activités prévues au plan d’action communautaire, entre autres. […] Nous accueillons au nom du maire. », a expliqué Benjamin Mulaji Mukadi, coordinateur de la CFA.
« Les trois activités sont prévues dans le budget de la CFA et c’était déjà négocié dans le plan d’action et stipulé de cette façon-là. Chaque année, on aura d’emblée trois activités. »
Si Monsieur Mulaji Mukadi est le coordinateur du projet, Céline Baillargeon-Tardif, ancienne directrice générale de l’Association canadienne française de l’Ontario Stormont Dundas et Glengarry (ACFO SDG) demeure responsable de la gestion fiduciaire. Malgré nos demandes répétées, les détails du budget de 374 037 $ relatif à la première année d’opération de la CFA n’ont pas été communiqués à ce jour.
L’emploi en français
Les responsables de la CFA entendent favoriser l’intégration économique des nouveaux arrivants francophones en partenariat avec les services de la municipalité. « Nous sommes en train de travailler sur un projet de ce genre pour permettre à la CFA de se sentir portée au niveau de la Ville, pour dire : effectivement, nous avons accepté l’idée du gouvernement fédéral d’une communauté réellement francophone et accueillante. […] Nous voudrions de plus en plus éveiller l’intérêt de la Ville pour s’impliquer dans ce projet. Nous envisageons un partenariat pour prendre des stages dans certains services pour les nouveaux arrivants francophones. », a expliqué Benjamin Mulaji Mukadi.
La sensibilisation autour de la langue est également un enjeu.
« C’est d’abord cultiver, renforcer notre conscience de cette francophonie. […] Nous conseillons par exemple aux nouveaux arrivants de garder leurs enfants dans l’éducation en français. […] Nous encourageons aussi les structures et associations francophones à plus de coordination pour que nos efforts soient conjugués et qu’ils s’imposent dans la ville. Pas dans le sens d’écraser quelqu’un, mais de trouver notre place. »
Services de santé et logement
« On a accueilli autour de 50 familles »., a précisé le coordinateur.
« Au niveau des services de santé, il y a de bonnes choses qui se sont passées entre temps. Nous remarquons au Centre de santé de l’Estrie qu’il y a eu davantage de financement. Le directeur sortant a fait revenir d’anciennes infirmières en retraite et qui viennent aussi de villes périphériques. [..] Si quelqu’un ne peut pas trouver un médecin, au moins, il y a un programme qui aide les nouveaux arrivants à trouver un infirmier ou une infirmière. […] Il y a aussi beaucoup d’autres choses que nous sommes en train de faire comme associations, comme francophonie. Sensibiliser les gens, on parle de la question du logement. Il y a des gens qui ont des sous-sols de maison. […] Nous sensibilisons les gens pour qu’ils ouvrent leur porte et qu’ils n’aient pas peur des inconnus. Il y a des gens bien qui viennent avec des valeurs pour s’établir et vivre, qui ont choisi Cornwall. »
