Logement passerelle : plus de précarité pour la rue de Montréal ?

ON A LE CHOIX - La Ville de Cornwall continue d’explorer les options envisagées pour son nouveau projet de maison de transition. Une première présentation suivie d’une période de questions-réponses a eu lieu mardi dernier pour recueillir les impressions de la population.
Mellissa Morgan

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Delphine Petitjean - Rédactrice en chef

On a le choix

Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.

Police vue de dos et salle Charles Émile Claude en fond
La consultation s’est tenue au centre Charles Émile Claude de Cornwall
Photo : Raphaël Machiels - On a le choix

Un voisinage de moins en moins sûr

La consultation qui s’est tenue au centre Charles-Émile-Claude de Cornwall avait pour but d’évaluer l’implantation potentielle de la maison de transition au 330 de la rue de Montréal. Ce site est situé dans l’est de la ville et dans un secteur connu pour sa précarité, ce qui a soulevé l’inquiétude des résidents.

« Je suis première répondante, je travaille avec des personnes vulnérables tous les jours dans cette ville et je dois vivre dans ce quartier aussi. Donc, est-ce le bon quartier alors que celui-ci s’appauvrit déjà, que les gens s’efforcent de s’en sortir dans cette communauté ? », a demandé une participante aux représentants de la municipalité. Elle a ensuite souligné que de plus en plus d’insécurité se faisait sentir, ainsi que des perturbations en lien avec la mendicité. « On devrait vous interpeller davantage. », a-t-elle lancé à la cheffe de la police de Cornwall, Shawna Spowart.

Les chiffres de la police

« Quand je regarde combien de fois les résidents du Manoir Parisien [autre maison de transition locale] ont provoqué une intervention de la police, c’est seulement 18 fois en 5 ans, partout en ville. Nous avons interagi à 52 reprises avec les itinérants en 2025 et avons reçu 11 demandes de services incluant les vols, perturbations en lien avec la loi sur les intrusions dans les propriétés, la vérification du bien-être et un dépôt de plainte. En 2026, nous avons eu 6 interactions avec les gens en tente dans le parc Lamoureux et 5 appels pour des services. Ce n’est pas excessif. Je comprends que voir des gens vivre en tente, en pauvreté, peut causer un sentiment désagréable et d’insécurité, mais ce n’est pas nécessairement lié aux faits. », s’est exprimée Shawna Spowart.

Pour ce qui est du choix du site, la cheffe de la police met l’emphase sur une réalité tripartite comprenant les intérêts des projets de la Ville, la sécurité des résidents et celle des personnes à la rue.

Est-ce que nous voulons mettre les personnes vulnérables dans un environnement où il y a déjà des crimes ?

Shawna Spowart
Shawna Spowart - Cheffe de la police de Cornwall
Photo : Raphaël Machiels - On a le choix

Enjeux sociaux plus vastes

« Le coût de la vie est en constante augmentation. J’ai un ami qui a éclaté en sanglots en voyant l’augmentation des impôts fonciers parce qu’il est sur un salaire fixe. Beaucoup de gens ont du mal à payer leurs affaires et leur nourriture. Si ça fonctionne, est-ce que vous allez retirer les logements de transition ou c’est juste un commencement pour tous, car nous ne pourrons plus payer ce que nous avons ? », a interrogé un autre participant.

« Une chose à laquelle personne ne nous avait préparés, c’est la Covid. », a répondu Lisa Smith, responsable des services sociaux et de logement.

Ce qui se passe à l’Ouest de l’Ontario a tendance à nous frapper un an plus tard. Nous apprenons des services de l’Ouest et nous avions des plans pour ajouter des unités de logements dans les 10 à 20 prochaines années.

Les responsables des services du logement ont indiqué que les personnes souffrant de handicap, les étudiants, les nouveaux arrivants et les aînés sont à risque d’avoir des revenus plus faibles, d’où la nécessité de logements abordables. Les sites envisagés pour la maison de transition ont été sélectionnés sur base de l’accès aux services, aux infrastructures, et aux critères d’urbanisme.

Une autre consultation aura lieu le lundi 2 mars, à 18h, au Best Western pour évaluer l’option d’implantation au 244, Saunders Drive.

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