
On a le choix
Delphine Petitjean
Rédactrice en chef et journaliste
Delphine est diplômée en études de la communication et des médias ainsi qu'en rédaction web et enseignement. Elle a débuté en presse écrite en Belgique, puis s'est dirigée vers le domaine de l'insertion professionnelle et de la formation. Au Canada, elle a été chargée de projet, a eu quelques collaborations en rédaction, avant de se former à la réalisation documentaire et de co-fonder On a le choix Média.
Origine et reconnaissance
Dans sa proclamation officielle, le maire Justin Towndale a rappelé les origines de la célébration. Celles-ci remontent à 1926 avec une Semaine de l’Histoire des Noirs lancée aux États-Unis comme un hommage à Abraham Lincoln, entre autres. Au fil du temps, l’idée gagne en popularité et donne naissance à un mois complet de festivité et commémoration en 1976. C’est en 1995 que le Canada emboite le pas.
Le maire a ainsi souligné que ce mois visait à apprécier les contributions des personnes noires, leur résilience, leur créativité et qu’il était d’autant plus important en cette période de recrudescence du racisme.
Les organismes ethnoculturels présents ont reçu un certificat de reconnaissance des mains de Farhana Meghji, chargée d’équité, diversité et inclusion pour la Ville et la police. Parmi eux, de jeunes Ambassadeurs Écoloverts. Le but du programme est d’introduire de nouvelles façons de recycler auprès des jeunes avec la réutilisation du plastique.
Représentation et inclusion
Invité à participer au cercle de discussion ce jour-là, César Ndéma-Moussa est directeur régional de l’Est de l’Ontario en enjeux d’équité, diversité et inclusion pour la Société de l’Aide à l’Enfance. Il s’implique également pour des évènements au niveau provincial et il est délégué canadien aux Nation Unies.
Fragilité économique et perte des liens
« Une chose que je dis souvent aux personnes que je forme, il faut qu’on parle de racisme systémique et de privilège blanc, mais attention ! Le petit Johnny ou la petite Marie qui vivent en bas de la rue dans le coin pauvre, ils traitent avec la pauvreté. Alors, venez leur parler de privilège blanc, ça ne veut rien dire pour eux. À la base, c’est une discrimination socio-économique qui est empirée quand on ajoute un élément racial ou de genre. Quand je vais à l’ONU, c’est notamment ça que j’adresse. », précise César Ndéma-Moussa.L’ONU manque de fonds, mais le vrai enjeu est un manque de crédibilité dans un monde où les fauves rugissent de nouveau (remontée de la suprématie blanche, des haines, des peurs) et ce discours commence à rejaillir ici.
César Ndéma-Moussa
Déplorant la perte d’attaches sociales, le professionnel a salué l’initiative du cercle de conversation qui permet selon lui de remettre l’humain au centre de la communauté.
